Mercredi 3 février 2010
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C'était en été. Il faisait une chaleur apocalyptique.
Le soleil au zénith terrassait les touristes qui profitaient du moindre coin d'ombre pour s'asseoir, leur bouteille d'eau fraiche à la main.
Sur les terrasses, les parasols dépliaient leur immense toile. Ca embaumait le sud. Relent de tym, de sarriette, de lavande. Ivresse des sens.
Les vignes, les oliviers, la garrigue et la rencontre fortuite ce matin, dans un recoin rocheux, avec un figuier au parfum envoutant.
Ca sentait le bonheur. Tout transpirait le bonheur.
Mais chut, pour l'instant, c'est l'heure de la sieste derrière ces murs frais.
Par Tanira
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Mercredi 3 février 2010
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Mardi 2 février 2010
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Mardi 2 février 2010
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Dimanche 31 janvier 2010
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Vendredi 29 janvier 2010
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Vendredi 29 janvier 2010
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22:49
Pour Nicole M
Et pour vous aussi, si vous aimez !
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Pour écrire un seul vers, il faut avoir vu beaucoup de villes, d’hommes et de choses, il faut connaître les animaux, il faut sentir comment volent
les oiseaux et savoir quel mouvement font les petites fleurs en s’ouvrant le matin.
Il faut pouvoir repenser à des chemins dans des régions inconnues, à des rencontres inattendues, à des départs que l’on voyait longtemps approcher, à des jours d’enfance dont le mystère
ne s’est pas encore éclairci, à ses parents qu’il fallait qu’on froissât lorsqu’ils vous apportaient une joie et qu’on ne la comprenait pas ( c’était une joie faite pour un autre ), à
des maladies d’enfance qui commençaient si singulièrement, par tant de profondes et graves transformations, à des jours passés dans des chambres calmes et contenues, à des matins au
bord de la mer, à la mer elle-même, à des mers, à des nuits de voyage qui frémissaient très haut et volaient avec toutes les étoiles – et il ne suffit même pas de savoir penser à tout
cela.
Il faut avoir des souvenirs de beaucoup de nuits d’amour, dont aucune ne ressemblait à l’autre, de cris de femmes hurlant en mal d’enfant, et de légères, de blanches, de dormantes
accouchées qui se refermaient.
Il faut encore avoir été auprès de mourants, être resté assis auprès de morts, dans la chambre, avec la fenêtre ouverte et les bruits qui venaient par à-coups. Et il ne suffit même pas
d’avoir des souvenirs.
Il faut savoir les oublier quand ils sont nombreux, et il faut avoir la grande patience d’attendre qu’ils reviennent.
Car les souvenirs ne sont pas encore cela.
Ce n’est que lorsqu’ils deviennent en nous sang, regard, geste, lorsqu’ils n’ont plus de nom et ne se distinguent plus de nous, ce n’est qu’alors qu’il peut arriver qu’en une heure très
rare, du milieu d’eux, se lève le premier mot d’un vers.
***
Rainer Maria Rilke (1875-1926) –
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Par Tanira
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